Je vois la vie en Vosges

jvvieenvosges

Côtes d'Echery(1)

There’s not much pink in the Vosges Mountains, but Piaf would have agreed on the region’s slogan. Life looks wonderful through Vosges-colored glasses.

Côtes d'Echery(2)

The western tip of la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, where I grew up.

Château de Girsberg(3)

Le château de Girsberg overlooking la plaine d’Alsace, on the list of my top hiking destinations.

Yet some don’t see it that way. Worse, Vosges bashing is on the air. Listen to Jack Lang share his latest ambitions. After years in political wilderness, the former French Minister of Culture sets out to conquer his native region — and more. Impersonator Laurent Gerra lends him his sharpest voice.

Didn’t quite get it? These few tips might be helpful.

  1. In the late ’70s, a “beast” attacked and killed hundreds of sheep in the Vosges Mountains. The animal, never caught nor even identified, has been the subject of wild fantasies (and a movie) and is still referred to as la bête des Vosges today.
  2. Jack Lang is known to have un solide sens de la fête. He made the annual music festival, la Fête de la Musique, official and is one of the few politicians to attend the Gay Pride Parade in Paris, hence his mention of “Traque Parade” and “canon à confettis.”
  3. The Vosges crest line is famous for its peaks (so round they are in fact named ballons) rising blue in the distance, but la ligne bleue des Vosges also refers to history. The expression is attributed to Jules Ferry, elected député des Vosges in 1871 when Alsace was annexed to Germany. Located east of the Rhine River (and German border) and west of the Vosges, Alsace has, throughout history, been a battle ground between France and Germany. Blue being the color worn by the Prussian Army, Jules Ferry declared that the blue line of the Vosges would serve as a reminder to the French that on the other side of the mountains, Alsace was under German power. Now, what color Jack Lang wants to repaint it is a mystery…

Stop! Please don’t read any further until you’ve listened to the interview a second time.

Still missing some of the fun? Below is a transcription, but promise you’ll listen once more as you read.

  • Bonjour c’est Jack…
  • Bonjour, vous êtes de passage dans la capitale?
  • Bonjour, c’est Jack. Oui, maintenant que les cols enneigés sont ouverts et les pistes praticables, je suis venu me faire faire un raccord teinture et récupérer quelques vêtements chauds que j’avais laissés dans mon pied-à-terre de la place des Vosges.
  • Alors à propos des Vosges, ça se passe toujours aussi bien dans votre campagne pour les législatives à Saint-Dié?
  • C’est de mieux en mieux, de mieux en mieux. Les autochtones commencent à me reconnaître dans la rue, ils m’abordent et me demandent dans leur sabir, que j’ai appris à décoder, ce que je fous là. Et ça me donne l’occasion de leur rappeler avec force qu’étant né à Mirecourt, je suis vosgien de souche, aussi vosgien que Jules Ferry, Jeanne d’Arc ou le comique régional, mon nouvel ami, Claude Vanony.
  • La presse a rapporté que tout en étant candidat aux législatives dans la deuxième circonscription des Vosges, vous envisagez aussi la présidence de l’Assemblée nationale…
  • Vous vous souvenez sans doute des projets que je caresse pour désenclaver ma région natale et en faire un pôle international de fun et de culture. Et bien c’est en réalisant un de ses projets que je me suis vu à la présidence de l’Assemblée nationale.
  • J’ai un peu de mal à vous suivre, là… Développez votre explication, Monsieur Lang, s’il vous plaît.
  • Comme je l’avais promis, dans la nuit de dimanche à lundi, j’organisais une grande “Traque Parade,” afin de débarrasser la contrée de la bête des Vosges qui terrorise les habitants de Saint-Dié et les contraint à se terrer chez eux dès que commence “Questions pour un Champion,” c’est-à-dire dès 18h et ce du 11 novembre au 1er mai.
  • C’est impressionnant, ce que vous faites…
  • Donc, au crépuscule, après avoir fait halte à la taverne du Vieux Bouc, pour nous réchauffer d’une bonne soupe au lard allongée d’alcool de mirabelle, guidé par le Diaude, mon serviteur muet, borgne et bossu, suivi par une troupe de rudes paysans armés de fourches et de flambeaux, mon canon à confettis solidement attaché à ma luge, je me suis mis en route pour traquer la bête. Nous n’avions qu’à suivre les traces de ses grosses pattes griffues imprimées dans la neige. Mais soudain, après des heures de marche épuisantes, à peine passé l’étang des Dames, nous étions en vue du col de la Schlucht. C’est alors que les hurlements affreux de la bête ont retenti dans les bois, faisant se dresser les poils de mon gilet en peau de vache. Alors dans un mouvement de sauve-qui-peut général, ce fut à qui grimperait au plus haut dans les sapins.
  • Et vous êtes resté longtemps là-haut?
  • Jusqu’à l’arrivée des secours, deux jours et deux nuits plus tard, mais ce fut pour moi comme un signe du destin. À l’aube, ainsi juché, à demi congelé, je me suis dit que je pourrais revendiquer un perchoir plus prestigieux encore, le perchoir de l’Assemblée nationale.
  • Tout s’explique…
  • … où je pourrais embrasser du regard non seulement ma chère circonscription des Vosges avec sa ligne que je vais faire repeindre, mais aussi toutes les circonscriptions de France.
  • Mais les élections législatives n’ont pas encore eu lieu, Jack Lang?
  • Et alors, Anne-Laure, vous oubliez que ma devise c’est: “De l’audace, merde!”

— Claire

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